Hello les filles. Je vous met l'article paru ce matin dans les Nouvelles de Mayotte, suite à la grève d'EDM le soir du réveillon,  car çà explique tout.

Bises

Edito

Fallait s’y attendre...

Fallait s’y attendre! Une petite poignée de grévistes d’EDM a du se payer vendredi soir l’érection de sa vie en coupant le courant à toute l’île en train de fêter Noël. Pourquoi ? Pour emmerder les m’zungus voilà tout ! Avec leur mouvement de grève et leurs coupures aléatoires de ces derniers jours histoire de se faire entendre pour revendiquer une prime, ces petits roitelets du disjoncteur, voyant qu’on ne céderait pas à leur chantage, ont décidé de frapper un grand coup en privant de jus l’île entière pour le réveillon de Noël. Rappelons que les salariés d’EDM ont vu leur salaire augmenter de 50 % en un an... Mais ces pauvres choux, n’en ont toujours pas assez et -c’est tendance- il faut revendiquer tout et n’importe quoi, même ce qui n’est pas possible. Enfants gâtés d’une boite qui ne les mettra jamais à la porte (leur statut les protégeant contre ce genre de chose) ils peuvent donc tout se permettre. Evidemment, le soir de Noël c’est surtout pourrir la vie à ces «sales m’zungus» qui ne cèdent pas à leurs revendications. Alors que Noël est une fête Universelle, où il n’est plus question de religion, de race ni de couleur de peau, alors que de par le monde, même en zone de guerre, cette sacro sainte trêve de Noël est respectée, à Mayotte, une bande de petits grévistes a joué les francs tireurs en coupant le courant. Ce geste autant symbolique que fort, montre à quel point certains mahorais ne respectent rien. Bien entendu défense de critiquer leur action! Ils ont tous les droits ces petits grévistes ! On-t-ils seulement pensé aux conséquences de leur acte imbécile ? Non, car il ne faut pas leur en demander autant c’est clair! Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est de constater à quel point ils méprisent tout le monde. N’écoutant que l’aveuglement de leur colère et de leur ressentiment, envers les m’zungus, ils ont pris cette décision de forcer toute la population (leurs propres familles aussi du reste) à se mettre aux chandelles. Ces nantis ne sont pas dignes de travailler dans ce service encore en partie public. On voit que leurs petits privilèges passent avant l’intérêt général. Ils ont sans doute oublié aussi qu’ils étaient avant tout des citoyens français et que la départementalisation récente leur a amené des droits nouveaux, droits que le gouvernement a même fait accélérer comme le rattrapage du Smic par exemple. Et qu’en pensent nos élus ? Rien. Ils cautionnent ces actes imbéciles et vont pérorer aux Assemblées tout contents d’avoir des cocardes tricolores dans leur poche et sur leur voiture. Ont-ils dit quelque chose face à cette coupure idiote ? Non ! Pas un n’a osé l’ouvrir pour dénoncer cet incivisme de base...ça laisse rêveur, mais ça révèle surtout le peu d’intérêt qu’ils portent à leurs concitoyens qu’ils représentent.... Les 43 jours de conflit qui ont déjà mis Mayotte à mal, n’ont sans doute été pour ces quelques grévistes qu’un tremplin revendicatif pour s’y mettre aussi car c’est « à la mode » de faire grève ! Oui messieurs, la grève est un droit et per- sonne ne le conteste, mais il y a des moments où il faut savoir respecter un minimum de choses. Une poignée de grévistes à pourri la soirée de Noël de toute la popu- lation de Mayotte, c’est très bien. Il faudrait maintenant que la population s’en souvienne le jour de l’Ide. Que dirait cette petite minorité si ce jour là les m’ zungus en représailles de la fête de Noël gâchée, lâchaient des porcelets devant les mosquées ? On en entendrait sans doute parler jusqu’à la nuit des temps. On prononcerait les mots « provocation » et « racisme » à tous les coins de phrases c’est sûr ! Et l’histoire ferait le tour de la planète qui serait « choquée » par un tel comportement. Mais qu’une petite minorité de jusqu’au boutistes se comporte comme elle l’a fait pour la veillée de Noël, est tout à fait normal et ne doit pas choquer outre mesure. Après tout, il ne s’agissait que de “faire chier les m’zungus” non ?

Denis Herrmann